Amis & Back catalogue
ALAN SPARHAWK
Voici le premier album solo de Alan Sparhawk du groupe LOW. Les auditeurs s’attendant à la verve rock’n roll de Sparhawk, découverte dans The Black-Eyed Snakes ou bien même dans le dub pop bricolo de The Retribution Gospel Choir, seront surpis d’entendre là une exploration sonore dans la veine de “Do You Know How To Waltz ?" ou “Will The Night".
Les sons des guitares suivent les traces de stars de l’underground comme Aarktica & Reynolds aussi bien que celles de guitare heros comme Eddie Van Halen. L’album entier a été enregistré live a l’eglise Sacred Heart de Duluth (ou on eu lieu les sessions de Trust) en utilisant des boucles de guitares et des effets reverb laissant la place part belle à l’instantané et à l’improvisation bien plus qu’à une approche arrangée.
L’album commence par quelques notes qui souvent offrent plus qu’un orchestre jouant du Ligeti. Ce disque montre les deux faces du drone : la rage dégagée par l’attaque au point d’une guitare et la beauté tranquille d’un crescendo sublimement reverbéré.
COMING SOON
Lorsque l’on évoque Coming Soon, il est impossible de se limiter à leur stricte musique. Les sept très jeunes
personnages qui composent le groupe sont étourdissants tout à la fois de singularité et de simplicité. Celui par
qui le mystère s’installe se trouve être Leo Bear Creak, 14 ans batteur la plupart du temps, plus rarement armé
d’un Ukulélé et chanteur toujours. Et en si peu d’années sa maturité est écrasante. Son extatique Big Boy
ou encore sa collaboration avec Kimya Dawson (The Moldy Peaches) nous en donnent la preuve irréfutable. Quelques mètres plus haut, Howard Hughes donne le ton : chapeau de Cow-Boy et voix de baryton,et d’un seul coup Leonard Cohen, Johnny Cash et tout un tas d’autres voix graves se rappellent à nous avec légèreté. Car les influences très anglo-saxonnes de Coming Soon planent autour de leur musique, mais sans lourdeur aucune. Ils ont définitivement une patte, quelque chose d’impalpable qui fait qu’au premier accord, au premier souffle, pas d’erreur possible, c’est eux : New Territories, magnifique et hypnotisante complainte du discret Ben Lupus est relayée par la très mélancolique Broken Heart chantée par Alex Banjo, un des compositeurs orfèvres du groupe.
Le décor planté par Billy Jet Pilot et Private Tortures rappelle le son folk rock de quelques festivals mythiques.
Ces univers ne font pourtant qu’un où guitares, ukulélés et banjos, enveloppés par les harmonies cristallines
de Caroline Van Pelt et Mary Agnès, se mêlent à la perfection. Et comme si les immenses possibilités
de Coming Soon ne suffisaient pas à ces sept-là, ils ont tous développé des projets parallèles tels que
les Matching Cubes, génial duo formé par Léo et Alex.
C’est au fur et à mesure des rencontres et des concerts que Coming Soon ont forgé leur son unique. Ils ont arpenté de nombreuses villes françaises, en passant par New York, Washington DC et Berlin. Leur collaboration avec des
artistes comme Stanley Brinks (aka andré Herman Düne) qui avec peu de moyens livrent des instants scéniques éblouissants, leur a permis de s’affirmer définitivement comme un groupe à part.
«Leur amérique est plus belle que beaucoup de France» JD Beauvalet - Les Inrockuptibles
«Il va falloir compter avec» Franck Vergeade - Magic
«Aussi improbable que attachant» Rock’n Folk
ERINN WILLIAMS
Erinn Williams est une de ces artistes au-delà de toute étiquette, dont l’univers est si riche qu’on ne se lasse jamais d’en découvrir les moindres méandres. On voudrait s’y abandonner tout à fait. Tantôt caressant l’âpre mélancolie de Catpower, tantôt effleurant les rives oniriques de Kate Bush, Erinn offre un monde sans frontières musicales. Sur scène, se mêlent à merveille intimisme et distorsions, sonorités folk et voix angéliques. Son album Digging in the dirt dévoile des paysages sonores hors du temps, à la croisée des chemins de Stina Nordenstam et de Coco Rosie, entre arrangements minimalistes et envolées hypnotiques.Erinn Williams est une artiste aux doigts de fée, mélangeant genres et époques, sans réellement ressembler à quiconque. C’est sans aucun doute son passé de chanteuse lyrique qui l’inscrit dans la lignée des musiciens américains aux univers les plus énigmatiques.
FARIS NOURALLAH
Avec Gone (son 5ème album), Faris Nourallah nous offre 13 délicieuses pop song d'une fraîcheur et d'une inventivité époustouflantes. Faris Nourallah auteur, compositeur enregistre dans sa maison de Richemond Avenue à Dallas [Texas] ces pépites. Il écrit ces chansons avec une extrême finesse. Rien n'est laissé au hasard. Tel l'orfèvre, Faris Nourallah ciselle ces compositions. Gone propose des chansons à l'assemblage fragile et d’apparence désordonné aux mélodies pures et sucrées, produites avec une imagination et un talent inversement proportionnels aux moyens mis en œuvre dans son studio.Souvent comparé à Ray Davies ou à Lennon / Mc Cartney, avec Gone Faris Nourallah confirme et s'impose plus que jamais comme un grand song-writer.
IAMX
C’EST DEPUIS BERLIN QUE LA DEUXIÈME PHASE DES AVENTURES D'IAMX COMMENCE.
LA SUITE DE KISS&SWALLOW EST ENFIN LA!
ET ON Y RETROUVE LE MEME «MORDANT», LA MEME «TENSION SEXUELLE» QUE SUR LE PREMIER ALBUM.
THE ALTERNATIVE DESCEND DANS LES ENTRAILLES DU MONDE ET EN RESSORT POUR NOUS LIVRER UNE VISION TOUTE PROFONDEMENT PERSONELLE.
UNE IMPATIENCE, UN LYRISME TONITRUANT, DES INSTANTANES SUR LES TENSIONS AMOUREUSES ET SUR L’INSTINCT ANIMAL.
UNE PRODUCTION PLUS ELECTRIQUE COMBINEE AVEC DES TEXTES AMBITIEUX ET DES MELODIES INSTANTANEES FONT DE «THE ALTERNATIVE» LE PROLONGEMENT NATUREL ET IDEAL A «KISS & SWALLOW».
MOINS ÉLECTRONIQUE ET PLUS OBSTINEMENT ROCK, THE ALTERNATIVE BASCULE DANS UN IMAGINAIRE DIGNE D’UN CIRQUE «TENDANCE FREAKS» ET DANS DES AMBIANCES «CABARET» TYPIQUEMENT BERLINOISES.
CHRIS CORNER A RETROUVE ET PRIVILEGIE L’UTILISATION DE VRAIS INSTRUMENTS ET A LAISSE SUR CET ALBUM BON NOMBRE «D’HEUREUX ACCIDENTS», POUR DONNER PLUS DE VIE A CES 11 NOUVELLES CHANSONS.
AVEC SON CHANT GONFLE A L’HELIUM, SES GUITARES VIOLENTES ET SES RYTHMES GRINCANTS, IAMX SERA SUR LES ROUTES D’EUROPE DES LE MOIS D’AVRIL.
JERONIMO
Septembre 1972 Je nais à Liège et j’imagine que mes parents me chantent une chanson…
Hiver 1976 Mon père m’emmène voir au cinéma 20.000 lieues sous les mers, je tombe amoureux de la mer et la scène finale du Nautilus qui sombre va me hanter des années durant…
Hiver 1977 un oncle me fait découvrir les Beatles, ma chanson préférée d’alors est Strawberry Fields Forever, je la passe en boucle toute une
après-midi au grand désespoir de ma grand-mère qui se trouve dans la pièce d’à côté !
Printemps 1978 Je commence à savoir me servir du tourne disque de mes parents, j’admire les pochettes de disques des heures entières… j’aime particulièrement Sticky Fingers.
Ma mère refuse de m’acheter le nouveau 45 de Plastic Bertrand ça plane pour moi.
Automne 1980 Un oncle m’offre mon premier enregistreur à cassette de marque japonaise, il me montre comment se servir de la touche record et ainsi enregistrer tout et n’importe quoi. L’appareil devient mon confident. Je ne crois plus au père Noël.
Hiver 1981 Les cassettes s’accumulent et je suis devenu l’animateur vedette de ma station de radio imaginaire. Mes artistes fétiches sont The Police, Richard Gotainer, Santana, Vangelis, Jean-Michel Jarre, John Williams et mon disque de Pierre et le Loup. De temps en temps je diffuse un vieil Abba.
Eté 1984 J’ai reçu ma première vraie chaîne stéréo !
Automne 1984 J’entends U2 pour la première
fois sur Radio 21 un samedi matin et le lundi qui suit j’achète le 45 tour de Pride. Dans le bus, j’observe perplexe la pochette : pourquoi cette lettre et ce chiffre ? J’étudie à Liège dans une
grande école et je suis perdu, la ville est grise et
menaçante. La musique est ma meilleure amie, je
fais la connaissance de Raphaël, le meilleur
ami de la musique…
Avril 1985 Raphaël revient triomphalement du disquaire avec l’album Psychocandy de The Jesus & Mary Chain, qui va changer beaucoup de choses…
Hiver 1986 J’achète un album des Chameleons rien que pour la pochette… je deviens fan quelques jours plus tard…
Juillet 1987 U2 à Forest National, j’en sors sans voix. Peu après je tombe amoureux…
Automne 1987 The Cure à Forest National.
Mars 1988 Première répetition, je joue de la basse. Avec Raphaël et Patrice, on enregistre pas moins de 17 compositions originales en une journée ! Le groupe est baptisé Spleen & Ideal. On fait des badges…
Juin 1988 Premier concert devant amis et famille
dans une grange au milieu de l’après-midi ! Je me suis acheté une basse avec mes économies, je n’ai pas d’ampli alors je me sers de ma chaîne stéréo, qui ne tiendra pas le coup longtemps.
Septembre 1989 Premiers enregistrements solo, ça ressemble trop à Jesus & Mary Chain, le projet
est intitulé Sideways, il y a 6 titres où je joue tous les instruments. Une amie me fait écouter Horses
de Patti Smith pour la première fois et je trouve ça horrible ! Désormais je joue de la guitare, une
magnifique Télécaster jaune !
Printemps 1991 Premier concert de Sealane devant 200 copains enthousiastes à Liège.
Octobre 1991 Première démo dans un vrai studio
avec Sealane, on n’est pas peu fier du résultat !
Je suis tombé amoureux des amplis Vox.
Printemps 1995 Sealane ouvre pour Diabologum à Bruxelles, leurs paroles sont un éléctrochoc !
Eté 1995 retour à Liège, Sealane splitte et Hippodrome voit le jour. Thomas nous rejoint derrière les tambours…
J’écoute beaucoup les Beatles et je me suis acheté une Stratocaster sunburst.
Automne 1996 Hippodrome décroche un contrat d’enregistrement chez Soundstation.
Printemps 1997 L’album est intitulé 4 et reçoit une volée de bonnes chroniques mais la tournée qui
s’en suit est en demi-teintes et les chansons ne passent pas à la radio.
Hiver 1997 Raphaël enregistre chez moi les maquettes de son projet Crystal Palace.
Mars 1998 Hippodrome enregistre à la Soundstation les maquettes du second album, le groupe est aux anges. Je découvre OK Computer avec un an de retard…
Automne 1998 Je rejoins Crystal Palace comme guitariste. Une chanson passe régulièrement sur Radio 21.
Eté 1999 J’enregistre seul une dizaine de titres en 8 pistes ; ce travail sera intitulé Everything me
sous le nom de Jeronimo. En anglais, sans suite.
Hiver 1999 Hippodrome cesse toute activité, les
sessions avec Crystal Palace se succèdent.
Mars 2000 Ton éternel petit groupe est enregistré à la maison et trouve sa place sur Radio 21… dans la foulée j’enregistre trois autres
titres mixés par Sacha Symon.
Eté 2000 Crystal Palace se produit devant 9000
personnes à Spa, en ouverture de M. Un peu auparavant j’ai fracassé ma rickenbacker dans
mon ampli lors d’un concert catastrophique avec Crystal Palace.
Automne 2000 Enregistrement de Poptronic,
premier album à paraître de Crystal Palace.
Printemps 2001 Anorak Supersport voit le jour et me propose un contrat. Le premier E.P. de
Jeronimo sort dans les bacs et le premier concert à lieu à la Soundstation début mai devant 50 personnes… Sacha est à la basse et Thomas aux
tambours, Fools, notre futur ingé-son, est dans le
public…
Automne 2001 Je rejoins Marc Morgan comme guitariste / claviériste pour la tournée Les Paralleles se rejoignent de la Belgique en passant par la Louisiane pour finir au Québec. J’enregistre le premier album de Jeronimo seul à la maison.
Printemps 2002 Un Monde Sans Moi voit le jour et rencontre un beau succès. Jeronimo tourne sans arrêt, du Printemps de Bourges au Lion d’Or
de Montréal. Je quitte Crystal Palace par manque de temps.
Septembre 2002 Des gens à Paris s’intéressent à mon travail. Je m’y rends régulièrement.
Novembre 2002 De retour au québec avec le groupe, nous passons deux nuits loin de tout dans les Appalaches, à boire de la bière…
Paques 2003 Montréal. Jeronimo enregistre en
groupe pour la première fois, dans une chambre d’hôtel au quatrième. On utilise des
sachets de sucre comme shakers…
Automne 2004 Je percute un mur à l’aube avec ma volkswagen puis j’embarque pour New-York avec Marc Laguna et Youreg.
Nous y tournons un moyen-métrage sur la rupture et l’errance en écoutant du rock vintage dans la voiture pendant les repérages. Je
passe les nuits à la fenêtre de l’appartement. Le dernier jour, j’achète une veste en velours gris souris dans l’East Village.
Printemps 2005 12H33 est enfin prêt et je termine la bande-son du moyen-métrage avec Marc et
John. Thomas a réalisé un livre qui reprend les paroles, notes et photos. J’assiste à la chute d’une jaguar du haut d’une falaise de 35 mètres.
Marc filme. J’ai désormais une magnifique
Télécaster noire. Natation et squash pour prévenir d’un infarctus précoce…
Automne 2005 Le groupe est sur la route, 7 000 kilomètres en 16 jours. J’habite à Liège, dans une très vieille maison.
Décembre 2005 Enregistrement des nouvelles chansons à la campagne. J’ai désormais une
resplendissante Télécaster
rouge et noire…
KARL OFF
C’est au début des années 90 qu’Olivier Désir commença à bidouiller sur ses premières machines pour produire plusieurs démos alliant mélodies et expérimentations électroniques.
Vers 1997, il rencontra Cédric DeBruyn et se tourna vers les pistes de danse. Ils créèrent un projet de techno minimale expérimentale et s’offrirent leurs premières expériences live dans des soirées electro locales.
En 1999, influencés par le coté le plus soft de la tek-house et par le jazz, ils fondèrent « Pink Satellite » pour une exploration plus profonde des sons.
Electrolidays in Levitation, leur premier album signé chez Anorak Supersport fut annoncé par le single Blue Toast joué par de nombreux dj’s tels que Phil Asher, Rayner Truby, Jef K., Dj Morpheus ou Freestyle Man. Grâce au second titre tiré de l’album , A Long Long Afternoon In The Park , ils furent parmi les artistes belges les plus diffusés en 2002 sur les ondes de Radio 21 et de Studio Brussel. Pink Satellite est vite devenu un des top performers de la scène house belge et partagea de nombreuses affiches avec Buscemi, Llorca, Alex Gopher, Superdiscount, Charles Schillings, Tom Middleton, … et réalisa des warm-up pour Air et Royksopp. Deux ans plus tard, le duo sortit enfin son deuxième album appelé E-Closer, où la musique organique se mélange davantage avec l’électronique. St-Germain des Prés en sera extrait pour ouvrir le deuxième volume de la célèbre compilation du même nom.
C’est toujours avec ce même souci de fusionner instruments et machines qu’Olivier s’est tourné vers des musiciens de jazz expérimentés (Charles Loos, Jean-Louis Rassinfosse, Felix Simtaine, Jan Kuijken, George Van Dam, Dirk Descheemaeker …) pour réaliser la version studio de son nouveau projet. La contrebasse, la batterie et le piano sont accompagnés d’un quatuor à corde, d’une clarinette basse, d’une guitare acoustique et d’un vibraphone pour aboutir à un jazz hypnotique et cinématographique.
C’est donc sous le pseudonyme de Karl OFF qu’Olivier Désir sort son premier album solo, où l’ont peut également découvrir d’autres collaborations étonnantes, notamment un featuring de Samy Birnbach aka DJ Morpheus (chanteur de Minimal Compact).
KILL CITY
Le Quatuor Londonien emmené par Lisa Moorish et Pete Jones débarque dans le Bénélux via anorak supersport (Soldout, Iamx, Robots In Disquise, e.a.).
Formé en 2002, Kill City se retrouve bientôt sur l’excellent label Poptones d’Alan mcGee (découvreur e.a. de House Of Love et autre Oasis, du temps de Creation Records, excusez du peu !). Kill City sort quelques imparables singles dont le jouissif « just like Bruce Lee », chanson pop parfaite aux guitares cinglantes. Suivront « Strychnine » et « Hooligans On E », ce dernier est composé par Pete Doherty (The Libertines / Babyshambles) et « offert » à Kill City à la suite d’une tournée commune en Angleterre.
Les radios et la presse britanniques ne tardent pas à soutenir le groupe et les singles tournent régulièrement sur les ondes de la perfide albion ! Arrive ensuite un 8 titres dont le titre d’ouverture « white boy brown girl » est remixé par l’excellent Andrew Innes de Primal Scream ! Le moins que l’on puisse dire c’est que les camarades de jeu de Kill City ne sont pas les derniers venus…
Les oreilles d’anorak supersport tombent sur ces chansons pop évidentes et tonitruantes défendues par Lisa, dont les mélodies instantanées vous restent immédiatement dans la tête. Anorak supersport, sous le charme, a décidé de sortir un album 12 titres en reprenant la plupart des titres parus en Angleterre l’année dernière et cette année. Cet album a pour titre « WHITE BOYS BROWN GIRL ». Le groupe sera prochainement en Belgique pour défendre son disque sur scène. Outre Lisa au chant et Pete à la guitare, on découvrira la jeune bassiste Nash (la plus cool bassiste depuis Kim Gordon) et Tom à la seconde guitare. Ne les loupez pas avant qu’ils ne deviennent énormes !
MY LITTLE CHEAP DICTAPHONE
Prenez quelques ficelles lo-fi, un jeune garçon inspiré, une bonne pincée d’imagination et pas mal de débrouille. Faites passer le tout par le bouillonnant collectif liégeois JauneOrange, et vous obtenez les débuts de My Little Cheap Dictaphone, alors projet solitaire de Redboy.
Les joyeux bricolages à la bonne franquette évoluent toutefois rapidement : en 2002, le groupe – puisqu’il s’agira désormais d’un trio – sort Music Drama, enregistré et produit quelque part entre la Belgique et le Nebraska, avec l’éminente complicité de Mike Mogis (Bright Eyes, The Faint, Cursive, Azure Ray). Soutenu par deux singles (et un clip) amplement diffusés, ce premier album aux ambiances hantées remporte un accueil enthousiaste. Les médias s’y intéressent, désignant d’emblée le phénomène comme une des révélations belges de l’année. S’en suivent deux ans de tournée, aux côtés de Nada Surf, Sophia, Bonnie Prince Billy, Venus ou Chokebore.
Entre temps, Redboy rencontre Anthony Sinatra, avec qui il fonde Hollywood Porn Stars (un album sort chez Naïve, et la bande foule une centaine de scènes en Europe pendant 3 ans).
My Little Cheap Dictaphone n’en est pas pour autant oublié... Voilà trois ans que Small Town Boy, le deuxième album qui sortira le 21 avril, mûrit. Il s’agit d’un ouvrage de longue haleine, composé de chansons soigneusement lustrées au fil du temps. Si le tout est finalement enregistré en quelques jours de l’hiver 2006, dans des conditions live, c’est avec la même patience d’orfèvre qu’il a été peaufiné : deux mois de studio, aux côtés des producteurs, arrangeurs et mixeurs Duke (Venus), Niek Meul (Das Pop), Anthony Sinatra et Phil Corthouts.
La musique de My Little Cheap Dictaphone se veut avant tout basée sur des émotions toujours intègres, dont Small Town Boy décline toute la palette humaine. On vogue entre de la folk-pop soigneusement orchestrée et un certain indie rock poignant, on passe du guilleret au grave, comme si Les Thrills, Sparklehorse et Mercury Rev croisaient Bright Eyes, PJ Harvey ou Arcade Fire.
Avec son intégrité ancrée dans de solides racines, Small Town Boy présente une authenticité qui ne demande qu’à se laisser apprivoiser. Celle-ci se transporte également sur scène, où l’univers habité du trio, à la fois rêveur et enragé, prend tout son sens.
MY PARK
A lui seul le nom du groupe résonne déjà comme un jardin secret.
Jardin tout en contraste, sombre et ténébreux, les paroles se murmurent, sensuel et fabuleux, l'univers nous enivre de ces facettes protéiformes.
Métaphore d'une vie, pamphlet créatif, leur musique nous arrache ce qu’il y a de plus intime et de plus fort en nous laissant chavirer vers la coïncidence de nos rêves.
Les mots mis en forme par des accords à double teinte agissent comme une logorrhée d’émotions et pourraient au premier rythme nous inspirer la naissance d’un nouveau style.
Ainsi, l'éloquence de leurs compositions nous invite à la démesure, au vertige, elle exalte le sentiment et provoque un imaginaire tout en nuances, allégorie de la passion exhortant les vapeurs d’une nouvelle écoute.
"Seventeen", leur premier single, couverture sonore de la pub "hypnôse" de Lancôme, signe une introduction à leur dédale symphonique en se déclinant sous plusieurs versions ("seventeen or eighteen", "seventeen", et sa version plus rock) et vous confie les mystères d'une nouvelle pesanteur, prélude à l’amour.
NIETZSCHE
le passé
quelque part dans les années nonante, vincent nietzsche, désoeuvré, écrit ses premières chansons dans sa cuisine. il n'a jamais touché un instrument de sa vie.
quelques temps plus tard, il fonde les poires mûrissantes, combo électro-kitsh à géométrie variable.
nietzsche est né des cendres des poires mûrissantes, un soir d'été sur une scène anversoise.
exorcisé de ses fantômes, nietzsche attendait le troisième millénaire. pas comme argument de marketing foireux, mais dans l'optique d'une symbolique primaire et imbécile.
le présent
nietzsche est un gros triangle à tête aplatie, cimenté par un support machine et une basse, aiguisé par deux guitares et décoré de deux voix.
fusion improbable entre ce que ses membres ont d'anglo-saxon, de germanique et de latin, nietzsche se veut plus sapin de noël post-moderne que groupe d'électro-rock en français. brassage de 20 ans d'influences multiples, nietzsche doit autant aux courants électroniques qu'aux courants électriques, la cohérence venant plutôt des textes que des musiques, passant allègrement du soft au secoué, du téléphoné à l'improbable, du dansant à l'indansable.
trop modeste pour parler de maturité, trop arrogant pour ne pas être persuadé d'être le meilleur groupe de la planète, nietzsche participe autant au grand cirque rock'n'roll qu'il ne s'en moque éperdument.
rock ? deux guitares et une basse omniprésente sont là pour le prouver.
électronique ? l'absence de batteur et de claviériste ne sont pas un pis-aller mais un parti pris.
en français ? aucune revendication culturelle dans l'utilisation de la langue, juste un défi; celui de faire coller une langue à charnières sur une musique essentiellement binaire. de là naîtra l'emphase, la dérision et l'élégance. positivement nihilistes, les nietzsche se veulent dandies à la fois romantiques et agressifs, n'ayant que mépris pour toute tentative de crédibilisation clé sur porte, persuadés que la vérité est ailleurs.
en 2001, radio 21 (via alexandra vassen et rudy léonet) diffusait abondamment les démos caustiques de "les adolescents" et "bingo kwinto".
nietzsche, de son côté, donnait plusieurs concerts intenses (cfr: soirée sacrés français aux halles de schaerbeek), et se concentrait sur la réalisation de son premier album ("dieu est mort... nous sommes nietzsche") qui sortira en octobre 2002 sur anorak supersport.
le futur
après avoir écumé quelques prestigieuses salles du royaume, vincent nietzsche et ses comparses sont aujourd'hui à nouveau enfermés dans leur studio préféré afin de donner une suite à leur premier essai, les nouvelles chansons sont composées cette fois encore dans sa cuisine. il n'a toujours pas touché un instrument de sa vie.
le personnel
vincent nietzsche (voix-électronique): instable et autoritaire, il est l'âme et la mauvaise conscience de nietzsche.
didier nietzsche (guitares-électronique): lunaire et pragmatique à la fois, il est la sagesse de nietzsche.
bernard nietzsche (basse): épicurien et débonnaire, il est l'humanité de nietzsche.
éric nietzsche (voix): incontrôlable et incontrôlé, il est l'énergie de nietzsche.
jack nietzsche (guitares): discret et efficace, il est la rationnalité de nietzsche.
peter nietzsche (éminence grise): stakhanoviste et philanthrope, il est la fée clochette de nietzsche.
PARTY POKER
PROJET A7
le principe
Ils auraient pu s’inscrire tous ensemble dans un « club de fitness », sans poids ni demi-mesure avec la possibilité d’acheter des tickets dès le départ pour ne pas penser à l’arrivée. La transpiration pouvait faire penser à du bio mais le terme « inscription » n’est pas très bandant, au final… suivant le raisonnement, les 7 ont décidé de transpirer chacun de leur côté sur une idée musicale et de la faire tourner entre eux, de la dégraisser, de la gaver puis de la perdre…
recette A7
7 sorciers
7 chaudrons
14 lunes
7 potions
poisons, filtres d’amour, charmes, sortilèges…
tout est permis…
l’apprenti sorcier c’est celui qui est représenté…
l’important c’est de bien touiller…
faut que ça tourne…
au final
Pas 1 groupe de 7 mais 7 qui jouent un jeu.
Pas 7 compositeurs mais 7 qui composent.
ROBOTS IN DISGUISE
Revoici l’étonnant duo pour leur deuxième album qui suit la voie du « Do It Yourself » du premier opus en y ajoutant toutefois une grande dose de beat dancefloor.
Bénéficiant de la production de haut vol de Chris Corner (leader des Sneaker Pimps) ce nouvel album élargit le public des ROBOTS avec des hymnes tout aussi efficaces que rafraîchissants. Une réussite donc, comme en témoignent les tubes inter-sidéraux « DJ’s got a gun » et « Mirror Mirror » ou la surprenante reprise de « You really got me ».
Le nouvel album des ROBOTS IN DISGUISE : « GET RID » sort chez Anorak Supersport le 15 novembre 2004. (distribution bang !)
"En pleine ère du tout-numérique désincarnée, ces deux Robot(e)s déguisées en punkettes apportent un peu d’humanité bienvenue. Dee Plume – la blonde habillée en bleu – et Sue Denim – la brune attifée en rouge –, cinquante ans à elles deux, forment le duo le plus rafraîchissant du moment.
Imaginez Véronique et Davina jeunes (sic) transformées – "transformers robots in disguise", dit la rengaine – en performeuses du nouveau millénaire. Car les deux petites Anglaises, qui se sont rencontrées à peine majeures à Liverpool à un concert des Buzzcocks, chantent (dans un micro ou un mégaphone), jouent (de la basse, de la guitare ou du violon) autant qu’elles dansent, courent et miment sur scène.
Véritable cour de (ré) création, le concert constitue pour elles une aire de jeux idéale, laissant libre cours au happening débonnaire. Au point qu’on peut parler à leur propos de "performance art" – évidemment mineur, dans une logique gainsbourgienne –, sans choquer personne.
Musicalement, le tandem se situe au croisement de Bis (pour le ludisme), Shampoo (pour la candeur) et Lush (pour l’évanescence)."
Franck Vergeade – Magic !
SHOWSTAR
Certes, le line-up a évolué au fil des années pour se stabiliser il y a près de trois ans à l’entame de l’écriture d’une vingtaine de nouveaux titres dont la moitié ne figure pas sur leur second effort mais dont quelques-uns pourraient trouver leur place sur scène.
Showstar revient donc après près de 3 ans de silence radio avec un nouvel album qui a mûri calmement et sereinement dans le Q .G. du groupe.
Tels les doigts de la main, le groupe est plus soudé que jamais et le moins que l’on puisse dire c’est que cela se ressent à l’écoute de « . » (prononcer « dot ») !
Cet album confirme tout le bien que l’on pensait des 5 hutois.
Sans se soucier des modes, sans se poser de questions, sans singer qui que ce soit, en restant simplement naturels comme on les connaît, showstar nous offre un disque intègre, l’album d’un groupe mature et adulte !
Un album de 10 chansons pop indispensables, sombres mais lumineuses, souvent puissantes et délicates à la fois.
Et, par dessus tout, d’une évidence lucide et d’une simplicité sophistiquée.
Sans aucun doute l’album de la confirmation.
Grâce à anorak supersport qui les soutient depuis le début et qui a très bien compris que cet album nécessitait et méritait une production exemplaire qui allait rendre les chansons limpides, showstar a eût le bonheur de travailler avec le producteur Gareth Parton, un gallois d’origine installé à Londres qui a travaillé e.a. avec the Rakes, the Futureheads, Placebo, the Beta Band, the Polyphonic Spree, the Pipettes, the Go ! Team, the Victorian English Gentlemens Club, Neil’s Children, the Killers, Piano Magic, Death In Vegas,…
L’album a été enregistré au studio polysound de Bruxelles et aussi au studio fortress de Londres où il sera également mixé. Le tout en 25 jours. Le mastering, quant à lui, s’est déroulé au studio Optimum de Bristol sous la houlette de l’ingénieur Shawn Joseph qui a collaboré avec e.a. Primal Scream, New Order, Ian Brown, Therapy et Aphex Twin.
La pochette et plus particulièrement le livret qui a été soigneusement illustré par les peintures de l’artiste hutoise Charlotte Beaudry est une marque supplémentaire de maturité artistique. Un graphisme sobre et original mettant en évidence le tout nouveau logo du groupe. Une vraie personnalité se dégage de l’ensemble en cohérence avec les nouvelles chansons.
Et ne les manquez pas sur scène... C'est Cubesque !
SOLDOUT
Soldout débute en 2003, à la rencontre de David et Charlotte. Très vite, ils composent une démo mélangeant leurs influences respectives, et le résultat est résolument électro.
Ils sont signés par le label belge Anorak Supersport et sortent un premier album Stop Talking en juin 2004. Le groupe est rapidement soutenu par le presse et les radios, les concerts suivent, et le public aussi.
Un an après Stop Talking, ils sortent Dead Tapes pour la Belgique exclusivement, qui inclut des versions acoustiques du premier album et des remixes issus de collaborations avec Girls in Hawaii, Ghinzu, Mugwump, et Chris Corner.
Stop Talking sort alors dans plusieurs pays européens et la tournée continue, passant par la France, la Suisse, la Hollande, l’Italie, l’Angleterre, pour terminer au CMJ marathon de New-York.
En 2007, ils commencent à écrire le deuxième album, et cherchent la bonne personne pour l’enregistrer. Ils rencontrent Jason Boshoff (Groove Armada, Basement Jaxx, Shy Child,...) qui est emballé par les démos, et qui leur propose de mixer tout l’album. Ils travaillent ensemble aux Strongroom Studios de Londres, et à l’Alamo Sound à Vilvorde.
Le nouvel album, intitulé CUTS est plus sombre, à la fois plus calme et plus violent, tout en restant du Soldout.
La sortie au Bénélux est prévue pour le 3 octobre 2008.
TWENTY9PEARLS
Twentyninepearls est un des projets du pluridisciplinaire Bruxellois Yves Brunson.
En guise de premier single, il propose une relecture acoustique de "I Can't Wait", le classique électro de Soldout.
S’il doit y avoir comparaisons, c'est du côté de Tom Mc Rae ou Damien Rice qu'il faut aller les chercher. On pense également à José Gonzales et à sa réappropriation du « Heartbeat » de The Knife.
Grâce au bouche à oreille, cette reprise a fini par arriver sur un bureau de l'agence de pub Duval Guillaume.
Parmi des groupes comme The Arcade Fire ou The Foo Fighters, cette agence exigeante a décidé de sélectionner Twentyninepearls pour illustrer la campagne Pure Fm.
«I can't Wait» accompagne désormais le film promotionnel diffusé au cinéma et en télévision.
Ce spot et sa musique sont nominés aux CCB Awards 2007 du Créatif Club de Belgique qui récompense les meilleurs films publicitaires produits en Belgique.
UN HOMME ET UNE FEMME
Sous ce nom se cache un trio hors du commun. Franck, Steve et Kevin dévoilent un univers surprenant : écrit dans la langue de Gainsbourg, le premier album d’HF n’a de français que ses textes. Leur musique frôle les rives d’Interpol et de Blonde Redhead et devrait trouver écho bien au-delà de leur pays d’origine.
En France, Alamera est reçu par la presse indépendante et nationale comme un véritable renouveau de la scène rock (Dominique A, Diabologum, Expérience…)
C’est sur scène que l’on découvre l’ampleur et la maturité de la musique d’Un homme et une femme, entre tension et moments d’accalmie, séduisant de plus en plus le public français.
WILLOWZ
Disneyland n’est pas le seul trésor de la région d’Anaheim en Californie : quatre autres petits personnages ont décidé de faire vibrer la souris aux grosses oreilles au son de leur garage-rock très bruitiste mais surtout bourré de mélodies accrocheuses.
Formé durant l’été 2002 par Richie James Follin (chant, guitare) et Jessica Anne Reynoza (basse, voix), The Willowz commencent à composer leur musique sur fond de punk, soul, rock et blues. Mais leur talent principal est de digérer toutes ces influences allant des 60’s aux 90’s en y ajoutant une facilité à écrire des chansons souvent courtes (pas plus de 3 minutes) mais totalement dans l’air du temps, avec une facilité à accoucher de bombes tubesques à faire pâlir de jalousie Jack White des White Stripes.
Michel Gondry ne s’y trompera pas en faisant figurer en 2004 deux morceaux du groupe sur la BO de son superbe ‘Eternal Sunshine Of The Spotless Mind’. Cette collaboration continuera sur ‘La Science des Rêves’, The Willowz étant la seule partie rock de la bande originale du dernier opus de Gondry. Pour parfaire le tout, le metteur en scène français réalisera le clip de l’un des singles phare des Américains, ‘I Wonder’.
Le line-up des Willowz s’est entre-temps étoffé : Aric Christopher Bohn s’empare des guitares et Loren Shane Humphrey tient les baguettes.
Le groupe, après un album éponyme en 2004, sort coup sur coup l’année suivante deux petits chefs-d’œuvre : ‘The Willowz Are Coming’ et ‘Talk In Circles’, ainsi qu’un dvd regroupant des vidéos et du live. Ils tournent beaucoup avec des artistes aussi variés que The New York Dolls, Wolfmother, Be Your Own Pet, The Gossip, Brian Jonestown Massacre ou encore John Cale.
L’année 2007 va enfin voir l’arrivée de The Willowz en France. Avant de se délecter de leur ‘Chautauqua’ tout juste sorti aux USA qui fait preuve d’un songwriting impeccable, une compilation cd de 20 titres regroupant une sélection de leurs trois premiers albums, incluant un dvd bonus (11 videos + live + galerie photos), déboule dans les bacs.
The Willowz are coming… enfin !









